Intelligence du matérialisme

« Le matérialisme aussi est un humanisme. »
« Je suis entré dans le matérialisme appliqué à l’étude de l’histoire humaine par un petit livre de Frédéric Engels : "Socialisme utopique et socialisme scientifique". Je souhaite le même succès au livre que vous avez en main. » (Jean-Luc Mélenchon)

Préface de Jean-Luc Mélenchon

Le matérialisme est une idée ancienne en Europe. Elle demeure pourtant méconnue. Pourquoi l’une des écoles de philosophie les plus fécondes fait-elle l’objet d’une ignorance et d’un mépris toujours aussi opiniâtres ? Comment se fait-il que les progrès des sciences n’aient pas fait triompher cette représentation à la fois concrète et complexe du monde ? Car le matérialisme est loin d’être un simplisme. Ses hypothèses les plus fondamentales sur la structuration atomique du réel, sur le rôle du hasard dans l’organisation des phénomènes de la nature ou sur l’origine et la nature matérielles de la pensée ont été confirmées par les différentes sciences. Pour comprendre les raisons de cette méconnaissance volontaire, il faut revenir aux origines de l’histoire de la philosophie et découvrir comment une autre école de pensée, l’idéalisme, s’est substituée au matérialisme pour l’étouffer, en s’appuyant sur les soutiens de la religion, des pouvoirs politiques et des classes dominantes, en place depuis plus de deux mille ans. Mais comprendre le matérialisme dans la richesse de son développement, ce n’est pas seulement connaître les raisons de son occultation, c’est aussi dévoiler les trésors d’émancipation que cette pensée recèle. Trésors théoriques, bien sûr, mais aussi trésors pratiques car le matérialisme libère tout autant la pensée que l’action. Comme philosophie, il est à la fois un remède contre l’obscurantisme intellectuel et l’aliénation politique dans laquelle le système de domination nous maintient sciemment.
En proposant un tableau général des grands axes de la pensée matérialiste, des questions qu’elle aborde et des réponses qu’elle propose, Benoît Schneckenburger, philosophe militant, agrégé et docteur en philosophie, nous invite à comprendre comment l’intelligence matérialiste permet d’interpréter le monde, mais aussi comment elle propose de le transformer.

« Vous le deviniez : le matérialisme n’est pas un autre nom pour l’appétit de lucre et de stupre. Pas plus que l’idéalisme n’est l’aptitude irréaliste à se passionner pour des causes perdues ! Ces contresens une fois évités, nul ne ressortira indemne du temps consacré à ces pages. » (Jean-Luc Mélenchon)

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Critiques :

Pour en finir avec Dieu (Charlie Hebdo du 20 août 2014)

[...] A lire aussi : Intelligence du matérialisme, de Benoît Schneckenburger, Éditions de l'Épervier (avec une préface de Mélenchon). Le matérialisme dont il est question ici, ce n'est pas l'amour de l'argent, mais cette philosophie qui - contrairement à l'idéalisme - ne cherche pas dans l'au-delà la clé de l'ici-bas. Comme le précise l'auteur, « la science met en application la méthode matérialiste : ne pas recourir à autre chose qu'à la matière pour expliquer le monde ». Deux ouvrages qui démontrent à merveille qu'il n'y a pas besoin de spiritualité pour avoir de l'esprit.

Antonio Fischetti

« Benoît Schneckenburger, Intelligence du matérialisme », par Jonathan Louli, Lectures, Les comptes rendus, 2014, mis en ligne le 09 juillet 2014
« Le matérialisme entre savoirs et philosophies », par Patrick Dupouey, L'Humanité du 6 janvier 2014
« "Intelligence du matérialisme" de Benoît Schneckenburger », par Roger Martelli, Regards du 9 décembre 2013

Auteur: 
Benoît Schneckenburger
Collection: 
Pour aller plus loin
Nombre de pages: 
132
ISBN-13: 
978-2-36194-020-1
Langue: 
Français